Au XVIIIe siècle, la mode n’était pas une simple question de style, mais une véritable démonstration de statut social. Les expositions présentées à Paris montrent à quel point s’habiller relevait d’un enjeu économique et politique.
Une mode synonyme de richesse
Corsets, broderies, étoffes précieuses… Chaque élément vestimentaire nécessitait le travail d’un réseau entier d’artisans.
Porter une tenue « correcte » impliquait souvent des dépenses considérables, pouvant représenter plusieurs mois, voire plusieurs années de salaire pour un artisan. La mode était alors une véritable vitrine sociale.
Une comparaison frappante avec aujourd’hui
Si le luxe existe toujours, il s’est transformé :
- autrefois : rareté, savoir-faire et coût élevé
- aujourd’hui : production de masse, marketing et image
Les vêtements inspirés du XVIIIe siècle sont désormais accessibles à moindre coût, même si le véritable luxe reste lié à l’exclusivité et à la marque.
Une esthétique toujours influente
Les portraits d’époque mettent en scène une mode théâtrale, où la posture et les tissus participent à la construction du pouvoir.
Aujourd’hui, ces codes sont réinterprétés avec ironie ou modernité, souvent réduits à des références visuelles adaptées aux réseaux sociaux.
Une leçon d’histoire… toujours actuelle
Visiter ces expositions, c’est comprendre que la mode a toujours été un outil de distinction sociale.
Hier comme aujourd’hui, elle reflète moins un besoin qu’un désir : celui d’appartenir à un certain monde.
Informations pratiques
PALAIS GALLIERA
« La mode du XVIIIe siècle. Un héritage fantasmé »
Commissaire : Pascale Gorguet Ballesteros (assistée d’Alice Freudiger)
Dates : 14 mars – 12 juillet 2026
Lieu : Palais Galliera, Paris
MUSÉE COGNACQ-JAY
« Révéler le féminin. Mode et apparences au XVIIIe siècle »
Commissaires : Pascale Gorguet Ballesteros, Adeline Collange-Perugi, Saskia Ooms
Dates : 25 mars – 20 septembre 2026
Lieu : Musée Cognacq-Jay, Paris






